C’est la rentrée, faites de l’astronomie

L’astronomie vous intéresse ? Vous souhaitez découvrir le ciel avec un télescope ?
Réunion de rentrée ouverte à tous afin de vous faire découvrir le Club d’astronomie de Lusignan, les actions menées et les instruments utilisés.
Nous vous proposons de nous rencontrer le samedi 7 septembre de 10h à 16h place de 8 mai à Lusignan.

 

 

Observons la Lune ! On the Moon Again

50 ans après le premier pas de l’Homme sur la Lune, l’envie nous prend d’éprouver un enthousiasme pour la Lune dans un mouvement mondial, universel, dépassant toutes les frontières : On the Moon Again !
Au travers d’un télescope ou d’une lunette astronomique, nous souhaitons surprendre les passants en leur offrant ce spectacle inattendu.
Installés sur la place du Bail, près des promenades à Lusignan, nous profiterons d’un cadre agréable le 12 juillet à partir de 21h pour vous faire partager une observation de la Lune.
Entrée libre.

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A voir sur Arte « Le faux manuscrit de Galilée : enquête sur une incroyable imposture »

En ce moment sur Arte on peut voir « Le faux manuscrit de Galilée : enquête sur une incroyable imposture ».

A voir sur le site d’Arte en suivant ce lien, ou s’il n’est plus disponible sur ce site.

« Conçu à la manière d’un thriller, ce documentaire retrace l’histoire d’un faux presque parfait, sans oublier d’interroger les motifs du contrefacteur, fervent admirateur du célèbre astronome italien », indique Arte, en présentation de ce documentaire.

Pour ne pas « divulgacher » l’intrigue du documentaire, je n’en dirai pas plus sur l’enquête elle-même, mais quelques mots sur l’ouvrage en question.

Galilée publia le Sidereus Nuncius (Le Messager des étoiles, si l’on traduit du latin) en 1610, le premier ouvrage où il résuma le résultat de ses observations avec sa lunette. En une soixantaine de pages, Galilée y présenta ses observations sur la Lune, les étoiles et les satellites de Jupiter.
A propos de l’observation de la Voie lactée avec sa lunette, Galilée écrivit : “Grâce à la lunette, on peut si bien fixer son regard sur elle[la Voie lactée], que toutes les disputes qui ont, durant tant de siècles, torturé les Philosophes sont détruites par l’évidence de la perception, et que nous voilà libérés de discussions verbeuses. La Galaxie n’est, en effet, rien d’autre qu’un amas d’étoiles innombrables regroupées en petits tas.”

Galilée décrivit également ce qu’il observa dans sa lunette lorsqu’il pointa des amas stellaires. Ainsi écrivit-il à propos des Pléaides « Nous avons représenté six étoiles du Taureau, appelées les PLEIADES (je dis six, puisque la septième n’apparaît presque jamais), enfermées entre des bornes très étroites dans le ciel, auprès desquelles sont situées plus de quarante autres, invisibles [à l’oeil nu]. »

pleiades
Le 7 janvier 1610, Galilée pointa une nouvelle lunette plus puissante vers Jupiter et fit une découverte majeure : « Elles me causèrent un certain émerveillement, du fait qu’elles étaient disposées selon une ligne exactement droite et parallèle à l’Ecliptique et, bien qu’égales aux autres fixes en grandeur, plus resplendissantes. Voici qu’elle était leur position les unes par rapport aux autres et par rapport à Jupiter ».

Galilée exposa ensuite ses observations en précisant les dates d’observation :

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Dans le documentaire, il est également question de quatre aquarelles de la Lune peintes par Galillée. La Lune est le premier objet que Galilée observa, et il fut le premier à avoir compris ce qu’il voyait : « nous pouvons discerner avec certitude que la surface de la Lune n’est pas parfaitement polie, uniforme et très exactement sphérique, comme une armée de philosophes l’ont cru, d’elle et des autres corps célestes, mais au contraire inégale, accidentée, constituée de cavités et de protubérances, pas autrement que la face de la Terre elle-même, qui est marquée, de part et d’autre, par les crêtes des montagnes et les profondeurs des vallées ».

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Au-delà de l’enquête qui est le fil conducteur, le documentaire présente également l’histoire de l’œuvre majeure de Galilée, le Sidereus Nuncius, à découvrir ou à redécouvrir.

Références :

Remarquable documentaire sur les trous noirs

Parmi les documentaires sur l’astronomie disponibles sur le site d’Arte, il y en a un particulièrement intéressant. Intitulé Mystérieux trous noirs, ce documentaire américain d’une durée presque de deux heures est une coproduction d’Arte France.

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L’intérêt de ce documentaire réside à la fois dans les explications pédagogiques que dans sa mise en perspective historique de la découverte des trous noirs et ce tout au long du documentaire.

Histoire de la découverte des trous noirs

L’histoire de la découverte des trous noirs est contée depuis l’élaboration par Einstein de la nouvelle théorie de la gravitation, la relativité générale.  Alors qu’il était encore au front sous les bombes de la première guerre mondiale, l’astronome allemand Karl Schwarzschild a trouvé la solution exacte des équations  de relativité d’Einstein. Et dans cette étude il s’intéresse à l’espace gravitationnel autour d’une masse ponctuelle, et démontre l’existence d’une frontière, qui porte depuis son nom le “rayon de Schwarzschild”, qui définit  l’horizon d’un trou noir, distance au-delà de laquelle, ni la lumière, ni la matière ne peut échapper à la force gravitationnelle du trou noir.

Cette découverte restera à un stade théorique sous forme d’équations jusqu’à la première observation rendue possible pas le développement de la radio astronomie et de l’astronomie en rayons X (souvent abrégée en « astronomie X »). Paul Murdin travaillait à l’Observatoire royal de Greenwich. En 1970, juste avant que son contrat de 3 ans ne se termine à l’observatoire, il observe une étoile double dont une seulement des deux étoiles est visible. Cette étoile possède une période de révolution de 5,6 jours autour d’un objet invisible au télescope optique mais qui émet des rayons X. Les calculs par Paul Murdin de la masse de l’objet invisible donnent une estimation de 6 masses solaires. La théorie dit que la masse d’un trou noir stellaire, c-à-d issu de l’effondrement d’une étoile sur elle-même, doit avoir au minimum 3 masses solaires. Paul Murdin conclut alors qu’il venait de découvrir le premier objet candidat à être un trou noir. Il nomme cet objet Cygnus X-1, comme il le raconte dans le documentaire :

“Cygnus : la constellation du Cygne, “X” pour source de rayon X et “1” parce que c’était la première”.

Mark Reid, 40 ans plus tard, en 2011, fait une estimation qui donne une masse de Cygnus X-1 de  15 masses solaires. Cygnus X-1 est désormais considéré comme le premier trou noir confirmé.

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Des explications pédagogiques

Le documentaire ne lésine pas sur les moyens pour nous donner tous les outils pour comprendre avec des images abondantes d’infographie :

  • La fusion nucléaire ;
  • La gravitation :
  • La relativité générale ;
  • Les ondes gravitationnelles ;
  • L’électromagnétisme ;
  • La façon de mesurer la distance des étoiles ;
  • Les quasars
  • la façon dont les astronomes déterminent la composition des étoiles.

Un siècle de recherche scientifique et d’expérimentation

La théorie sur les trous noirs aura finalement mis un siècle à être vérifiée par l’expérience. Bon nombre de scientifiques, et encore au début des années 2000, n’ont considéré les trous noirs que des objets mathématiques chimériques. Einstein lui-même n’y a jamais cru.

La mise en évidence, pour la première fois, des ondes gravitationnelles en 2015 par l’expérience américaine Ligo a permis non seulement la mise en évidence de ces ondes mais aussi qu’elles peuvent être directement générées par la fusion de deux trous noir.

Nous regrettons toutefois que le documentaire ne cite pas l’expérience européenne Advanced Virgo  qui a permis, en 2017, conjointement avec le Ligo d’observer et, pour la première fois, à localiser, à l’aide de trois détecteurs, les ondes  gravitationnelles émises par la fusion de deux trous noirs.

Le documentaire sur le site d’Arte.

 

 

 

 

Conférence : cinq années d’exploration de Mars avec Curiosity.

Le 16 novembre l’Espace Mendès France propose une conférence de Francis Rocard, astrophysicien, responsable des programmes d’exploration du système solaire au CNES intitulé “Cinq années d’exploration de Mars avec Curiosity”.
Vous être curieux de l’exploration spatiale ou vous voulez rafraîchir vos connaissances sur l’exploration de mars et sur l’exploit Curiosity, vous ne devriez pas rater cette conférence.
A vos agendas.
PS : pour un départ de Lusignan,  notre association organise un covoiturage. Si vous n’êtes pas adhérent,  vous pouvez également nous contacter par la rubrique Contacts.
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Mélusik hier soir sous la lune

Nous y étions hier soir, samedi, sur les Promenades de Blossac de Lusignan, pour voir le concert du Mélusin d’origine, Nicolas Jules. Parmi les chansons interprétées, La Bétonneuse  a enchanté notre curiosité d’astronome (extrait des paroles) :

Les guirlandes du ciel marchent une fois sur deux
Le plâtre de la lune tombe sur mes cheveux
C’est pas moi qui suis vieux
C’est la nuit
C’est pas moi qui suis vieux
C’est la nuit
Et dans le grand ravalement des nébuleuses
Mon coeur tourne tourne dans la bétonneuse

Plus tard dans la nuit, devant le concert de No Money Kids, la Lune s’est joint à la fête :

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Il fallait lever les  yeux au-dessus de la scène pour voir Jupiter ajouter un peu de magie au spectacle des hommes …

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Les figures de l’ombre : des femmes noires américaines au service de la conquête spatiale

En salle depuis le 8 mars, le film “Les figures de l’ombre” rend un hommage tardif à trois mathématiciennes noires américaines, employées par la NASA dans les années 1950 et 1960, et qui ont, malgré les conditions ségrégationnistes et discriminatoires de ces années, contribué à la réussite du programmes spatial américain.

Les trois femmes sonthidenfigures Katherine Johnson, 98 ans aujourd’hui,  Dorothy Vaughan (1910-2008) et Mary Jackson (1921-2005).

Instructif et émouvant, un film à voir, pour enfin faire sortir de l’ombre des femmes qui n’auraient jamais dû rester méconnues pendant plus d’un demi-siècle !